LABORATOIRE DES OBJETS LIBRES
ÉcOLE
LES IMAGES CONVIVIALES
MOBY-DICK PROJECT
FAIRE DE LA RECHERCHE COMME ON ÉCRIT UN ROMAN.
ÉCRIRE UN ROMAN COMME ON FAIT UN FILM.
FAIRE DE LA RECHERCHE COMME ON FAIT UN FILM.
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Le Laboratoire des objets libres est une microstructure de recherche, rattachée à l’Unité de Recherche ARTES UR 24141 de l’Université Bordeaux Montaigne (France), créée en 2015 par Pierre Baumann. Elle étudie le caractère migratoire des objets artistiques et les relations entre expérience du geste et création de la pensée, dans un contexte anthropologique élargi à partir d’une approche écologique, mésologique et écopédagogique, basée sur des méthodes de recherche-création, à partir de la notion d’objet libre, dont les dimensions se situent à la croisée des objets intermédiaires et des objets spécifiques et dont la tournure politique pourrait faire écho à ce qu’Isabelle Stengers nomme une « écologie des pratiques ».
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MOBY-DICK PROJECT
Entre 2017 et 2025, le labo des OL a développé le projet Moby-Dick. Partant d’une relecture, d’une analyse et d’une actualisation du roman de Herman Melville, Moby-Dick ou le cachalot (1851) ces travaux ont porté sur l’étude des écosystèmes de création dans le contexte de nos « sociétés liquides ». Le projet Moby-Dick a étudié comment les objets de création, construits avec ou en dehors de l’art, exploitent la créativité comme un facteur d’amélioration des équilibres sociaux, de renforcement des attentions à l’égard des enjeux environnementaux, écologiques, éthologiques, anthropologiques et esthétiques.
Le projet fut rythmé par 3 grandes périodes « cartographier », « expérimenter » et « réécrire » Moby-Dick qui firent l’objet de plusieurs terrains, de rencontres et de 5 ouvrages. Il a permis de stabiliser une méthode de recherche-création fondée sur les pratiques du dehors, nommée la MÉTHODE MELVILLE.
DISPOSITIFS MÉSOLOGIQUES ET IMAGES CONVIVIALES
Le roman de Melville est une machine à produire des traductions, nommées à partir de 2023 des dispositifs mésologiques. Ces dispositifs mésologiques produisent des images conviviales qui parlent d’autonomie, de polyvalence, de mobilité, d’inclusion, d’indépendance, d’interdépendance et de démultiplication générative des formes d’existence et de résitance des milieux artistiques face à un monde en cours d’effondrement.
Si la forme artistique représente un sujet de premier ordre, la création permanente, la transmission, l’apprentissage et leur perspective écopédagogique y tiennent une place tout aussi centrale en tant que pratiques fondamentalement tournées vers le dehors, le commun, le tatonnement, l’autodétermination et l’écoute du vivant.
ÉcOLE (ÉCOLOGIE DES OBJETS LIBRES, RECHERCHE-CRÉATION ET ÉCOPÉDAGOGIE)
Depuis 2025, la labo des OL développe un travail d’observation et de synthèse des pratiques qui croisent transformation des formes de création et dynamiques écopédagogiques, associé à un inventaire dédié à l’épistémologie de la recherche par l’art et des méthodes de recherche action/expérimentale/création en particulier, au sein et en dehors des champs académiques des université et des écoles d’art.
Cette approche ÉCOPÉDA prend notamment appui sur une pratique d’apprentissage guidée par l’expérience du dehors, menée depuis 2013 avec des collègues, des artistes, des doctorant·es et étudiant·es en art de l’Université Bordeaux Montaigne, associant intimement recherche et pédagogie.
FAUSSE DÉFINITION DES OBJETS LIBRES
Les objets libres sont des objets intermédiaires qui, souvent, n’ont pas d’état stable et peinent à répondre à une définition fermée; elle bouge avec le temps. Un objet libre pose toujours la question de la création, qu’elle soit d’art ou pas d’art. Il peut s’inscrire historiquement dans la lignée des objets spécifiques de Judd, en sociologie des objets intermédiaires, des objets économes et libérateurs de Charlotte Perriand, de la pensée Fluxus développée il y a fort fort longtemps et du Groupe mobile, prémice de la Colonne sans fin, de Constantin Brancusi créé il y a encore plus longtemps. Aujourd’hui, les objets libres sont omniprésents. Ils désignent à la fois des espaces formels et matériels, mais aussi des structures de pensée ou des dispositifs collectifs.
Pour déterminer si un objet est libre, il faut chercher à savoir comment il se dégage d’une quelconque autorité, s’il se déploie plus ou moins sans contrainte, s’il a (le sens) du jeu, du rire (LOL), de l’autodérision, s’il accepte son partage de propriété tout en assumant sa traçabilité, s’il a une forte faculté d’autodétermination, s’il est magique, sensible et poétique, s’il rend service, s’il est autonome, s’il a une forte capacité critique, s’il est super-créatif, adroit et gauche, un peu acrobate, s’il est profondément optimiste et profondément pessimiste, s’il dilue la figure de l’artiste, s’il fait sa vie, se régénère, s’il est polyvalent, s’il réduit les dépendances, respecte les altérités et les ressources, s’il renverse les sytèmes de valeur…
Un objet n’est pas libre en soi. Une pierre n’est pas libre en elle-même, elle l’est dès qu’elle agit avec son milieu (pierre lancée, qui roule, de patience ouverte à tous les soulèvements).
C’est souvent la discussion et pas le cadrage par la défintion, qui permet de savoir comment un objet est libre. C’est donc, avant d’être une chose, un état d’esprit, un mode d’attention, un état d’écoute, un mode d’action, un style de vie. « Libre » c’est toujours pour quelques-un·e quelque chose d’un peu suspect. Mais, c’est, faut-il le rappeler, un état fondamental à défendre coûte que coûte.
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BERTRAND BACQUÉ INVITÉ PAR SÉPHANE ABBOUD
CONF. DANIEL ESTEVEZ
















































































