LAVOIR
« L’agriculture et la photographie ont en partage ce rapport au contact. C’est dans l’interaction de ces deux notions que ce travail s’est développé. S’il n’est pas toujours question de photographie à proprement parler, c’est parce que la photographie n’est ici pas considérée seulement comme le support visuel qu’elle produit, mais comme une méthode de pensée déduite du médium. »
Nina Ferrer-Gleize, L’agriculture comme écriture (2023)
LAVOIR (SÉDIMENTATIONS #1)
Terrain: Le Frasnois
07 > 14 FÉVRIER 2026
Présentation publique:
Vendredi 13 février 2026 salle des fêtes de Le Frasnois.
Hypothèse :
TOUS CES CORPS D’EAU DANS CES COURS D’EAU.
Si on accepte l’idée d’engager un travail sur la figure du lavoir, le premier personnage de cette histoire, c’est l’eau. L’eau incite à la rêverie et aux imaginaires, certes (cf. Bachelard), mais cette eau-là est matérielle puisqu’elle agit et nettoie physiquement ce qu’on y plonge et malaxe. On pourrait s’attarder sur la trajectoire de l’eau. D’où vient elle ? Le lavoir, lui, est un petit maillon par lequel l’autre transite, lave et abreuve et où viennent se cristaliser (pour ne pas dire sédimenter) quelques activités humaines fondamentales. L’expérience du lavoir va nécessairement avec une actualisation de ses usages. Laver son linge au lavoir aujourd’hui, c’est forcément faire et dire autre chose, tout en remontant à la racine de ces pratiques. Autrement dit, le lavoir représente une plateforme dédiée à la fluidité et aux accents féministes. L’eau s’écoule, les tissus se mélangent et les paroles se délient. Quand on lave son linge, on lave aussi bien souvent ses maux, a moins que la parole déliée ne déclenche de nouvelles tensions, des conservation animées et des franches rigolades. Que faire de cette logique sédimentaire du langage. Faut-il poursuivre les lectures ? Faut-il construire de nouveaux récits ? Le lavoir fut sans doute l’une de ces niches révolutionnaires portées par la sororité, qui ont perduré à travers le temps, car il fallait bien que le linge soit propre… Un autre aspect vers lequel nous engage cette réflexion sur le lavoir, c’est son architecture, son agencement, mais aussi l’ensemble des usages et des gestes qu’il accompagne, comme autant de mises en récit d’une suite de rencontres avec les lieux, des personnes, des matériaux, des mots, des livres et des sensations.
ÉQUIPE
Accompagnement pédagogique: Pierre Baumann et Stéphane Abboud.
Avec Siham Boubaker, Manon Courtin, Émilie Di Tommaso, Micky Germain, Judith Helie, Ikuru Kuwajima, Marie Leurs, Juliette Maugrain, Sara Salhi, Annella Zakahely Kalofary, étudiant·es de Master 1 arts plastiques, UBM et Mathis Appeyroux et Sogand Rajabi, étudinat·es de Licence arts plastiques UBM.
PARTENARIAT
Section Arts Plastiques UBM, MSH Bordeaux, Mairie Le Frasnois.
RENCONTRES
– avec Chantal Arbez, Catherine Félix Éthievant, Françoise Félix, Odile Fumey le 10 février 2026.
– avec Christian Droux, le 10 février 2026.